Tous les vins servis à la Ninkasi sont québécois. Les bières proviennent exclusivement de microbrasseries québécoises. Les spiritueux sont créés par des distilleries d’ici. Et pour la nourriture, presque tout est sourcé localement. Bien sûr, il existe quelques exceptions, mais celles-ci sont minimes et justifiées.

Dégustations, événements et rencontres humaines

Faire rayonner les produits du Québec, ça passe aussi par les rencontres et les événements. À ses débuts, l’équipe de la Ninkasi visitait pratiquement tous les festivals de bières et événements de dégustation possibles. C’était une façon de se faire connaître, mais aussi de découvrir les nouveautés du Québec.

L’histoire de la distillerie du Saint-Laurent

Avec le temps, ces rencontres ont créé des liens solides avec plusieurs producteurs, distilleries et artisans québécois. L’histoire de la distillerie du Saint-Laurent en est un bel exemple. Dès l’ouverture de la distillerie à Rimouski, un membre de la Ninkasi leur a rendu visite. Résultat, une belle relation s’est développée, au point d’obtenir une bouteille de la toute première batch en cadeau. Depuis, le gin Saint-Laurent a toujours eu une place de choix sur les tablettes de la Ninkasi.

Finalement, c’est cette proximité avec les artisans du Québec et cette passion de faire découvrir leurs produits qui font de la Ninkasi bien plus qu’un bar : c’est un point de rencontre entre les créateurs d’ici et les amateurs de découvertes locales.

Les débuts pas toujours faciles du vin québécois

Quand on parle des débuts de la Ninkasi et de son engagement envers les produits du Québec, le vin a certainement été un des plus gros défis. Il y a 18 ans, le choix de vins québécois était très limité, surtout pour la quantité que la Ninkasi achète annuellement.

À cette époque, l’industrie du vin au Québec était bien différente d’aujourd’hui. Les vignobles se battaient encore avec les cépages provenant du sud de la France ou d’Italie. Tout a changé lorsque les producteurs ont décidé de se tourner vers des cépages plus nordiques. C’est à partir de ce moment que la qualité des vins d’ici a commencé à vraiment s’améliorer.

Malgré tout, à l’époque, il fallait faire preuve de beaucoup de patience et de curiosité. Chaque année, l’équipe de la Ninkasi goûtait les nouveaux millésimes des quelques vignobles capables de produire à la fois un bon volume, une constance dans la qualité et un prix qui restait abordable. Pas évident quand on sait que les vins québécois sont généralement un peu plus dispendieux que ceux importés, même si certaines exceptions existent.

La toute première cave à vin 100 % québécoise

Avec le temps et le succès grandissant, l’occasion s’est présentée de pousser cette idée encore plus loin. Lors de l’agrandissement de la Ninkasi en reprenant l’espace de l’ancien restaurant Veau d’Or, situé dans le même immeuble, la Ninkasi a décidé de créer quelque chose d’unique, une cave à vin entièrement composée de vins du Québec.

Une première historique au Québec

Il existait déjà, ailleurs, des projets temporaires, des événements ou des restaurants éphémères qui avaient mis de l’avant exclusivement des vins québécois. Mais une cave à vin permanente, dans un établissement ouvert à l’année, 100 % dédiée aux produits d’ici? Ça, c’était du jamais vu.

La Ninkasi est donc devenue, à sa connaissance, le tout premier restaurant de l’histoire du Québec à proposer une cave à vin permanente exclusivement québécoise. Un geste fort, une prise de position assumée et une fierté immense pour toute l’équipe.

Aujourd’hui, cette cave à vin est un symbole concret de l’engagement de la Ninkasi envers les producteurs d’ici. Une vitrine unique qui permet aux clients de découvrir toute la richesse, la diversité et le savoir-faire des vignobles québécois, un verre à la fois. La Ninkasi est même devenue le plus gros consommateur de vins québécois à adresse unique au Québec. Une belle fierté qui rappelle à quel point le chemin parcouru a été impressionnant.

Un défi similaire avec les spiritueux québécois

Si les vins québécois représentaient déjà un beau défi au début de la Ninkasi, celui des spiritueux était encore plus complexe surtout pour un bar. Il y a 18 ans, l’offre de spiritueux québécois était très limitée pour ne pas dire pratiquement inexistante dans certaines catégories.

À l’époque, il n’y avait tout simplement pas de téquila ou de spiritueux à base d’agave fabriqués au Québec. Pourtant, ces produits étaient et sont encore très populaires dans les bars. Les clients arrivaient souvent en soirée avec l’idée bien précise de prendre un shooter de téquila sauf qu’à la Ninkasi, fidèle à sa mission 100 % québécoise, c’était impossible.

Évidemment, ça ne plaisait pas toujours à tout le monde. Certains clients étaient surpris, d’autres carrément fâchés. Mais chaque situation devenait une occasion d’expliquer la démarche de la Ninkasi, ici, on encourage les producteurs québécois.

Plutôt que de simplement refuser, l’équipe avait toujours une solution à proposer. On suggérait à la place un spiritueux québécois, comme la Fine Sève, un produit à base d’érable qui se rapprochait d’un cognac. Sinon, les clients étaient dirigés vers un gin québécois, un spiritueux que la Ninkasi a toujours eu en bonne quantité, bien avant que la mode des gins d’ici explose.

Bref, chaque verre servi était une occasion de faire découvrir les saveurs locales et d’amener les gens à sortir des sentiers battus toujours dans le respect de la mission 100 % québécoise.

Le gin Ungava

Aujourd’hui, quand on parle de spiritueux québécois, plusieurs noms viennent spontanément en tête. Le gin jaune de la distillerie Ungava, par exemple, est connu à travers le monde.

À l’époque, le gin Ungava n’était même pas sur le marché. Les micro-distilleries du Québec commençaient à peine à voir le jour et l’offre locale de spiritueux était pratiquement inexistante. Pour un établissement qui avait pour mission de miser uniquement sur les produits d’ici, c’était tout un défi.

Boudé par certaines agences

Dans les débuts de la Ninkasi, faire sa place et se faire entendre auprès des agences et des producteurs d’alcool n’a vraiment pas été facile. À l’époque, pour avoir accès à certains produits ou organiser des lancements, la façon de faire « normale » passait par les agences de représentation. Pour un bar de Québec, axé sur les produits québécois, on est loin du glamour montréalais, ce n’était pas gagné.

On se rappelle avoir contacté une agence spécialisée pour tenter d’organiser un lancement à la Ninkasi. Silence radio, appels, courriels on n’avait aucune réponse. Pour plusieurs, seuls les « bar hype » de Montréal semblaient mériter de l’attention.

Réussir à identifier les entreprises québécoises

Un autre défi méconnu des débuts de la Ninkasi, c’était de réussir à identifier les vrais produits québécois au-delà des grandes étiquettes bien connues de la SAQ. Parce qu’à l’époque et encore aujourd’hui dans certains cas, plusieurs produits d’origine québécoise sont noyés dans de grandes marques canadiennes, américaines ou même internationales.

Il existait des marques de spiritueux créées au Québec, mais qui, avec le temps, avaient été rachetées ou intégrées à de plus grosses compagnies. Résultat pour le consommateur moyen, c’est difficile de savoir qu’il y a derrière certains produits une histoire bien de chez nous.

Un héritage méconnu, Montréal, berceau de la distillation industrielle

Ce que peu de gens savent, c’est que le Québec et plus précisément Montréal occupe une place historique majeure dans le monde des spiritueux. À l’époque de la prohibition aux États-Unis, lorsque la fabrication et la vente d’alcool y étaient interdites, la demande pour les spiritueux au Canada n’a pourtant jamais cessé, bien au contraire.

Le marché noir était en plein essor et pour se procurer de l’alcool, une grande partie des Américains se tournaient vers le Canada. Le Québec, de par sa proximité avec les États-Unis et son accès stratégique par les Grands Lacs et la côte est, est devenu une véritable plaque tournante du commerce clandestin d’alcool.

Cette demande massive a obligé les entreprises canadiennes, et particulièrement montréalaises, à s’adapter. Les méthodes artisanales de production de spiritueux ne suffisaient plus. Montréal a donc investi dans des méthodes de distillation plus modernes, devenant ainsi un pionnier de l’industrialisation des spiritueux. Encore aujourd’hui, plusieurs des techniques utilisées dans le monde entier trouvent leurs origines dans ce savoir-faire développé ici, au Québec.

Venez découvrir la Ninkasi au 801-811 rue saint-jean à Québec! Vous pouvez également continuer à lire sur notre mission d’être 100% québécois ou consulter notre menu 100% québécois.